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Ah ! La grippe ?

La grippe H1N1, plus simplement appelée la grippe A, est dans toutes les têtes et il est difficile d’échapper à la vague médiatique qui arrose la France. L’important est de savoir prendre du recul face à ce flot d’informations et de faire des choix éclairés pour sa santé ! Quelques réponses aux questions les plus fréquentes grâce aux éclairages de la conseillère sanitaire de zone, Dr Anne-Marie DURAND de la DRASS Rhône-Alpes (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales).

 grippe H1N1    

 - Une pandémie, qu’est-ce que c’est ?

C’est une épidémie (apparition d’un grand nombre de cas d’une maladie) géographiquement très étendue : plusieurs foyers par pays, plusieurs pays par continent et plusieurs continents. Il y a de nombreux cas de pandémies grippales dans l’histoire notamment la pandémie de la « grippe espagnole » entre 1918 et 1920.
 

- La grippe c’est quoi ?

C’est une maladie infectieuse provoquée par un virus, contagieuse, souvent épidémique, caractérisée par un abattement général et des symptômes variés (fièvre, courbatures, gorge douloureuse, atteintes des voies respiratoires…).
 

- D’où vient le virus de la grippe A ?

La grippe A englobe à la fois le virus de la grippe saisonnière et le virus H1N1. On estime la plupart du temps que la grippe est d’origine animale. Dans le cas de la grippe H1N1, il s’agit d’un virus recombiné génétiquement à partir de souches porcine, aviaire et humaine.
 

-Comment l’attrape-t-on ?

Le virus (comme pour tout virus grippal) est présent dans la salive et les sécrétions des voies aériennes. On distingue alors deux types de contamination :
- la contamination directe : la plus fréquente, cas où un malade de la grippe contamine son entourage (famille, ami, collègue, personne croisée à moins d’un mètre…) par les baisers, la toux et les éternuements qui projettent à plus d’un mètre les particules virales.
- la contamination indirecte : cas où le virus circule par l’intermédiaire d’objets contaminés par une personne malade (téléphone, poignée de porte, pièces de monnaie, rampe d’escalier…).
 

- Quels sont les symptômes ?

Fièvre supérieure à 38°C, courbatures, grande fatigue et signes respiratoires comme la toux.
 

- Que faire si on pense être contaminé ?

La première chose à faire est de prendre un traitement symptomatique (pour faire baisser la fièvre et la douleur comme du paracétamol). Ensuite il faut contacter son médecin traitant puisque c’est désormais lui qui assure la prise en charge (et non plus l’hôpital). Il faut ensuite rester chez soi et s’isoler pour éviter de contaminer les autres sans oublier de boire. La plupart du temps le traitement symptomatique suffit.
 

- Comment éviter d’être contaminé ?

Il faut éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes surtout si elles présentent des symptômes grippaux.
Il faut respecter des règles d’hygiène essentielle :
- lavage des mains très fréquent (après s’être mouché, avoir toussé, avoir manipulé de la monnaie…) ;
- nettoyage régulier des objets courants (bouton de chasse d’eau, poignées de porte…) ;
- aérer les pièces où vous séjournez.

- Quand faut-il porter un masque ?

Seuls les malades sont amenés à porter un masque dit « anti-projection » qui sera prescrit par le médecin traitant. Ce masque est porté seulement en présence rapproché d’autres personnes (famille, amis…). Il existe un autre type de masque de type FFP2, dit de protection, réservé aux professions médicales ou aux professionnels en contact avec des malades.

 

- Faut-il se faire vacciner ?

Le vaccin n'est pas obligatoire mais les autorités sanitaires encouragent la vaccination. L’objectif de cette vaccination est de réduire l’importance de l’épidémie, de limiter le nombre de cas graves, de faciliter la bonne prise en charge par les professionnels de santé et de limiter l’impact social en terme d’absentéisme.
Sur un plan individuel, la connaissance imparfaite des effets de ces vaccins avec antigène nouveau, notamment ceux qui sont couplés à un adjuvant, soulèvent questions et parfois réticences. Les informations apportées progressivement du fait de la mise en place des différentes autorisations de mise sur le marché pour chacun des vaccins, sont de nature à répondre aux questions de chacun.
Quoiqu’il en soit, la vaccination contre cette grippe H1N1, dont la gravité à ce jour reste limitée, mais concerne souvent les plus jeunes d’entre nous, reste un choix individuel qui doit être fait si besoin avec l’aide des professionnels de santé.
Ce choix citoyen et personnel, nous implique tous et retentit sur l’ensemble de la collectivité, plus le nombre de vaccinés sera important et moins la grippe circulera parmi nous.


 

 





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