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1 - Quels sont mes droits ? Les jeunes ont droit au respect de leur intimité concernant leur santé.
Tous les lieux de consultation vous garantissent le secret médical (cabinet médical, centre de planification, centre de dépistage, ...). Vos échanges avec ces professionnels restent donc confidentiels . Certains lieux vous assurent aussi l'anonymat.
Dans ces différents lieux, vous êtes invités à parler de ce qui vous questionne. Vous n'y êtes jamais obligés.
Dans les centres de planification familiale, gratuitement et sans autorisation des parents, vous pouvez bénéficier de consultations, d'examens de laboratoire, de contraceptifs (pilules et préservatifs) et de médicaments adaptés à votre situation.
Dès 16 ans, vous pouvez aussi être affiliés directement à la Sécurité Sociale et disposer de votre propre carte vitale.
2 - C'est quoi une IST ? Une IST (Infection Sexuellement Transmissible) est une maladie qui peut se transmettre lors d'un rapport sans préservatif avec une personne déjà infectée (pénétration vaginale, anale, relation bouche/sexe). Il en existe plusieurs : la syphilis, l'herpès génital, les condylomes, la blennoragie et les chlamydiae, par exemple. L'hépatite B et le sida aussi. Les IST concernent les hommes comme les femmes. Si elles ne sont pas soignées, certaines d'entre elles peuvent avoir des conséquences graves, notamment la stérilité.
A noter : il existe un vaccin contre l'hépatite B et un autre contre les papillomavirus (virus responsable des condylomes).
Si des signes inhabituels apparaissent et vous inquiètent, parlez-en avec un médecin.
3 - Ça veut dire quoi être séropositif ? C'est quoi le sida ? On dit d'une personne qu'elle est séropositive au VIH quand elle est infectée par le Virus de l'Immunodéficience Humaine : ce virus se multiplie dans son organisme, il attaque et détruit les défenses du corps (qu'on appelle ‘le système immunitaire').
Une personne séropositive n'est pas malade immédiatement. Tant que le virus n'est pas trop envahissant, l'organisme se débrouille. Avec le temps, la quantité de virus augmente et les défenses du corps faiblissent. Après plusieurs années d'infection, la personne développe des maladies qu'elle n'aurait pas si tout était normal : on les appelle "maladies opportunistes", car elles profitent de la dégradation du système immunitaire pour apparaître. Le sida (Syndrome de l'Immuno Déficience Acquise) désigne l'ensemble de ces maladies opportunistes. C'est le stade avancé de l'infection par le VIH.
Aujourd'hui, les médicaments retardent très significativement l'entrée dans la maladie. Même sous traitement, une personne séropositive ne se débarrasse jamais du virus : elle peut donc contaminer une autre personne même sans être malade.
4 - Le sida, comment ça s'attrape ? Le « sida » est le nom d'une maladie. C'est le VIH, le virus à l'origine de cette maladie qui peut se transmettre d'une personne à l'autre.
On peut « attraper » le VIH :
- en ayant un rapport sans préservatif avec une personne déjà infectée, par voie vaginale, anale ou buccale (rapport bouche/sexe)
- en étant exposé à du sang d'une personne déjà infectée, par exemple en utilisant la même seringue pour s'injecter de la drogue,
- ou encore de la mère séropositive à son bébé (pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement).
Attention aux idées fausses ! Les moustiques, la salive et les gestes de la vie quotidienne (repas, toilettes, douche, ...) ne présentent aucun risque de transmission du VIH.
5 - La fellation et le cunnilingus, c’est risqué ? Si votre partenaire a une IST, les relations bouche/sexe peuvent effectivement vous y exposer. Pour le VIH, le risque est bien plus faible que lors des pénétrations vaginales ou anales sans préservatif, mais on ne l'exclut pas totalement.
6 - Comment on se protège ? Seul le préservatif permet de protéger efficacement une relation sexuelle. Et aujourd'hui, vous avez le choix entre deux préservatifs : le préservatif masculin (la capote que tout le monde connaît) et le préservatif féminin (qui s'appelle le Fémidon). Ce sont aussi des moyens de contraception très efficaces.
Vous pouvez en demander gratuitement auprès des centres de dépistage, des centres de planification, des associations de lutte contre le sida et des Points Informations Jeunesse par exemple. Les préservatifs masculins sont en vente libre, en pharmacie , en grande surface et dans les distributeurs automatiques.
Avant de les utiliser pour la première fois, lisez le mode d'emploi et, si possible, entraînez-vous tranquillement chez vous.
7 - Et si le ou la partenaire ne veut pas utiliser de préservatif ? C'est vrai, le préservatif peut modifier les sensations. Et puis, ça ne semble pas très naturel, surtout la première fois. Mais l'essentiel pour faire l'amour, c'est de se sentir bien. Et comment être à l'aise avec la crainte du sida, d'une autre IST ou d'une grossesse non-désirée en toile de fond ?
Quand on choisit de faire l'amour avec quelqu'un, on a le droit de dire à l'autre ce qui nous plait et ce qui ne nous plait pas. Refuser une relation non-protégée fait partie de ces droits. Et puis faire l'amour ne se limite pas à la pénétration : pourquoi ne pas proposer à votre partenaire d'autres jeux sexuels ?!
8 - C'est quoi le Fémidon ? Un Fémidon, c'est un préservatif féminin. C'est une gaine lubrifiée qui se place dans le vagin, et qui en couvre donc toute la surface, ainsi que le col de l'utérus. Il y a un anneau souple à chaque extrémité : du côté de l'ouverture, l'anneau reste à l'extérieur, de l'autre côté, il maintient l'extrémité fermée plaquée au fond du vagin.
Le Fémidon présente plusieurs avantages :
- son utilisation ne dépend pas de l'érection,
- il peut être placé plusieurs heures avant le rapport et retiré plusieurs heures après,
- sa largeur est suffisante pour laisser le pénis libre,
- la capote est en latex, alors que le Fémidon est en polyuréthane : il est deux fois plus résistant qu'un préservatif masculin et ne provoque pas de réactions allergiques.
9 - Pourquoi faire un test de dépistage ? On peut faire un test de dépistage du VIH/sida pour lever le doute en cas de rapport sexuel non protégé (sans préservatif), de rupture de préservatif ou d'échange de matériel d'injection.
On peut aussi faire le test pour abandonner le préservatif dans une relation amoureuse stable ou si l'on souhaite démarrer une grossesse.
Une personne qui connaît sa séropositivité peut bénéficier d'un traitement qui améliore le pronostic de la maladie : plus grande maîtrise de l'évolution de la maladie et augmentation de l'espérance de vie.
10 - Comment ça se passe un test ? Un test de dépistage du VIH est une recherche d'anticorps ou de fragments du virus dans le sang. Une prise de sang est nécessaire (pas besoin d'être à jeun). On peut faire un test dans un laboratoire d'analyses biologiques et médicales, en étant au préalable passé par un médecin qui évaluera les risques et pourra prescrire le dépistage. Le test peut aussi se faire dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit et dans un Centre de Planification et d'Education familiale.
Pour connaître les lieux de dépistage proches de chez vous, appelez Sida Info Service au 0 800 840 800 (anonyme et gratuit, 24h/24).
Rappel important : un test VIH ne peut pas se faire sans l'accord d'une personne. Il se fait, au contraire, toujours dans une démarche volontaire.
11 - Quand faire un test ? On peut commencer à faire un test 15 jours après un risque. Dans l'idéal, il faut attendre 3 ou 4 semaines. Seul un test réalisé 3 mois après un risque permet de confirmer un résultat négatif.
Attention, il est possible d'agir dans les heures qui suivent une prise de risque ( voir « C'est quoi le traitement d'urgence ? » ).
12 - C'est quoi le traitement d'urgence ? Il est possible d'agir dans les heures qui suivent une prise de risque. Rendez-vous le plus tôt possible et sans dépasser un délai de 48 heures dans un service des urgences hospitalières ou dans un CDAG. Un médecin examinera avec vous la situation et vous conseillera. Après avoir évalué précisément les risques auxquels vous avez pu être exposés, un traitement préventif d'une durée d'un mois pourra vous être prescrit, avec votre accord, afin de tenter d'éviter une possible contamination par le VIH.
Les personnes victimes d'une agression sexuelle peuvent avoir accès à cette consultation.
13 - Le sida, ça se guérit ? Non, le sida ne se guérit pas mais se soigne. Les traitements existants contre le VIH (les fameuses trithérapies) ont pour objectif de limiter la multiplication du virus dans le corps. Ils permettent de restaurer les défenses immunitaires et d'éviter l'apparition des maladies dites « opportunistes ». Ces traitements sont lourds et contraignants. Ils ont parfois des effets secondaires difficiles à supporter.
Jusqu'à présent, aucune personne séropositive n'est redevenue séronégative.
14 - Y'a pas de vaccin ? Non. Actuellement, il n'existe aucun vaccin préventif contre le virus du sida. Lors d'un rapport sexuel, le préservatif reste le meilleur moyen de se protéger de la contamination par le VIH.
Cette foire aux questions a été réalisée dans le cadre d'un partenariat régional comprenant : l'ADESSI-Education Santé Isère, le CIDAG de Grenoble, le CRIPS Rhône-Alpes, la FRAES, la LMDE, le Mouvement Français pour le Planning Familial Rhône-Alpes, l'Office Départemental de Prévention du Sida (38) et Sida Info Service.
